"Without Respect to one's Belly: to give birth to and immediately give away a child - is this possible?"
an article by Rosjurconsulting Director General Konstantin Svitnev, legal expert with the European Society for Human Reproduction and Embryology

"ART Regulation in Russia and Elsewhere"
IV International Congress, Current Assisted Reproductive Technologies Issues: Problems and Solutions

News

23/05/2011

La grand-mère de quatre petits enfants nés par gestation pour autrui se bat pour être reconnue comme leur mère.

Un programme reproductif sans précédent tant pour la Russie que pour le monde entier vient de s’achever à Moscou. En janvier 2011, une femme russe d’âge avancé est devenue grand-mère de quatre petits-enfants nés par gestation pour autrui trois ans après la mort de leur père génétique.

En mai 2005, on annonça à Mikhaïl un diagnostic grave – il était atteint d’une leucémie aigüe. Avant d’entamer sa chimiothérapie, il fit congeler plusieurs portions de son sperme, comme cela se fait habituellement dans pareils cas. Il finit par se sentir mieux. Malheureusement, il s’avéra par la suite que cette amélioration ne devait être que provisoire. La maladie progressait, et les médecins lui recommandèrent de procéder à une opération des plus onéreuses pour sa survie – un transfert de moelle osseuse. Après l’opération son état se dégrada, et après trois mois extrêmement pénibles, le jeune homme décéda le 26 janvier 2008. Il avait seulement 26 ans.

Mikhaïl rêvait d’avoir des enfants et plus d’une fois confia son désir à sa mère. Comme beaucoup d’enfants, il avait manqué d’affection et d’attention paternelle durant son enfance. Adolescent, il avait souvent dit qu’il n’abandonnerait jamais ses enfants et qu’il leur accorderait tout son temps. Alors qu’il était malade, le jeune homme rêvait d’avoir une descendance et répétait que le plus important dans la vie est d’avoir une famille et des enfants.

Peu de temps avant sa mort, Mikhaïl avait même fait une sorte de testament reproductif – un acte de procuration pour l’utilisation de son matériel génétique afin qu’il ait un enfant, même après la mort. Mikhaïl était quasiment certain qu’il aurait une fille. Il avait même choisi un prénom pour elle : Marie, comme le prénom de la mère de Dieu dont l’icône fut à son chevet jusqu’au bout. Il n’avait même pas idée que par la volonté de la providence divine et les efforts de sa mère, son rêve de paternité deviendrait réalité. Une paternité multiple lui fut même accordée.

Pour sa mère, sa disparition fut comme si le soleil avait disparu : elle était devenue étrangère au monde qui l’entourait. Puis, tout d’un coup, elle fut illuminée d’une pensée-éclair, comme tombée tout droit du ciel – elle se rappela des précieuses éprouvettes dans lesquelles se réchauffait la flamme d’une future vie. Elle fut alors animée d’une nouvelle raison de vivre : avoir des petits enfants, donner une descendance à son fils, avoir une descendance avec SON fils. Seule la pensée que tout n’était peut-être pas encore fini, qu’un rire d’enfant pourrait peut-être un jour résonner dans sa maison, l’aida à surmonter son chagrin.

La situation était d’autant plus compliquée qu’en raison de son âge et des circonstances – on lui annonça le terrible diagnostic de sa maladie alors que le jeune homme n’avait que 23 ans –, Mikhaïl n’avait pas eu le temps de fonder une famille. Pour Mikhaïl la seule possibilité de devenir père, même à titre posthume, était la gestation pour autrui. Pour sa mère, la seule possibilité de voir naître des petits-enfants tant désirés restait également la gestation pour autrui combinée à un don d’ovocytes. Il fallut alors trouver deux volontaires : une donneuse d’ovocytes prête à faire don de ses cellules et une mère porteuse qui accepterait de porter le futur petit-fils de la mère de Mikhaïl. Le seul souhait que formula la grand-mère au regard du don d’ovocytes fut que la donneuse soit intelligente. Le reste lui importait peu. Désireuse d’éviter tout risque possible, elle confia le choix de la donneuse aux médecins.

Comme il y avait peu de chances de voir cette entreprise réussir, la mère de Mikhaïl décida d’assurer ses arrières : elle fit appel aux services de deux mères porteuses en même temps. Vous ne pouvez imaginer quelle fut sa surprise quand elle apprit lors de l’échographie que les deux mères porteuses attendaient toutes les deux des jumeaux ! Il est plutôt rare de voir deux mères porteuses tomber enceinte en même temps. Et même quand la grossesse est contractée, il y a toujours un risque que la mère perde un des jumeaux, que la grossesse échoue voire même un risque de fausse couche. Il est en effet très difficile de porter en soi des jumeaux. Mais le destin donna une bénédiction complète à la future grand-mère : les deux jeunes filles portèrent les enfants tant désirés sans problèmes particuliers et arrivé janvier, elles mirent au monde à elles deux quatre bébés d’un coup, avec seulement deux jours de différence. Naquirent trois petits garçons et une petite fille qu’on appela, comme le voulait son père, Marie.

La seule ombre au tableau est que la mère de Mikhaïl, nouvellement grand-mère, n’est toujours pas parvenu à obtenir le certificat de naissance de ses petits-enfants : un bureau d’Etat civil de Moscou a refusé d’enregistrer les quatre bébés russes sous prétexte que seuls des personnes en couple peuvent soi-disant faire appel aux services de mères porteuses.

Conformément aux lois russes en vigueur, notre « héroïne » a tout à fait le droit d’être reconnue mère des enfants et reconnue comme telle dans le certificat de naissance. Les décisions de justice de nombreux tribunaux vont notamment dans ce sens. Ils ont d’ailleurs toujours défendu les intérêts des gens célibataires désireux de devenir parents grâce à la gestation pour autrui. C’est ce qui doit notamment se passer dans le cas d’une femme célibataire qui a lancé un programme de gestation pour autrui afin de devenir mère. On compte aujourd’hui deux cas de mères devenues grand-mères grâce à la gestation pour autrui en Russie : Ekaterina Zakharova et Natalia Klimova.

Elle a également le droit d’établir l’origine des enfants et la paternité de son fils par voie de justice et devenir ainsi la tutrice de ses petits-enfants. Dans ce cas-là, la case réservée au nom de la mère dans le certificat de naissance reste vide. Mais la « mère/grand-mère » ne veut pas que la case « mère » dans le certificat de naissance de ses enfants soit barrée.

Suivant la règle, les juristes de la compagnie « Rosjurconsulting » ont défendu les intérêts de la première mère devenue grand-mère par gestation pour autrui. « Je suis heureuse », nous confie la grand-mère. Je souhaite une chose à tous les femmes qui se retrouvent dans ma situation : qu’elles trouvent en elles la force d’avoir des petits-enfants après avoir perdu leurs propres enfants. Dieu – et la science – leur viendront en aide ! »

 


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